Eguzon-Chantôme (Indre) Le Barrage d'Eguzon, depuis la rive droite.. Barrage hydro-électrique sur la Creuse. L'inauguration du barrage a eu lieu le 5 juin 1926. Journal "Le Midi Socialiste" du dimanche 6 juin 1926: "Une œuvre cyclopéenne Châteauroux, 5 juin. - Ce matin a eu lieu la cérémonie de l'inauguration du barrage et de l'usine d'Eguzon, dans l'Indre. Il s'agissait de déclencher l'usine et de visiter les travaux gigantesques réalisés pour constituer une retenue d'eau, lac artificiel qui mesure environ 18 kilomètres de longueur, 1 kilomètre de large, et contient dans sa vasque environ 54 millions de mètres cubes d'eau apportée par la Creuse. C'est cette eau qui, canalisée, disciplinée, viendra en se libérant actionner les turbines de l'usine et en transformer en énergie électrique transportable à des centaines de kilomètres. Les travaux entrepris en 1921 par Hydro-électrique consistèrent dans la construction d'un barrage de 60 mètres de hauteur et d'une usine de 40.000 kilowats de puissance, sur la Creuse. L'équipement de cette chute constitue le premier stade dans I'aménagement de l'énergie du massif central, dont la plus grande partie doit, être utilisés pour l'électrification des chemins de fer et I'alimentation de la région parisienne. Le barrage d'Eguzon est le plus haut barrage de France. Il a entraîné l'emploi de 210.000 mètres cubes de béton. Il est susceptible d'évacuer un débit de 2.000 mètres cubes. L'énergie produite par t'usine sera en année moyenne, de 120 millions de kilowats-heure." La construction du barrage a nécessité l'apport de main-d'œuvre étrangère : "D’autres types de chantiers comme celui du barrage d’Eguzon, projet d’électrification d’intérêt national ont nécessité la venue d’une main-d’oeuvre étrangère nombreuse. Ce chantier qui a débuté en 1916 s’est achevé en 1926. La cité créée alors pour loger les ouvriers rassemble jusqu’à 1 500 étrangers soit l'équivalent de la population d’Eguzon même, originaires d’Europe, d’Afrique et d’Asie. (Histoire et mémoire des immigrations en Région Centre - Rapport final mai 2008 - Coordination : Sylvie Aprile, Pierre Billion, Hélène Bertheleu) Le journal "le Dimanche-Illustré du 7 décembre 1930 (N°406) légendait une photo du barrage tout neuf : "Oeuvre de titans : le Barrage d'Eguzon. Le barrage d'Eguzon, dans la Creuse, est un des plus représentatif élément de l'énergie et du génie humain: construit en ciment armé, haut de 60 mètres, large de 55 mètres à sa base, il retient les eaux de la Creuse. " Le journal dévoilait la maquette d'un "train mû par une hélice comme un avion", œuvre d'un ingénieur suisse qui espérait ainsi atteindre 300 km. à l'heure. L'appareil de TSF "radiociné" coûtait 1540 francs, mais il était possible de l'acheter pout 160 francs, et le reste en 12 mensualités de 110 francs. Garantie 1 an. On pouvait se procurer l'appareil dans la succursale "radiociné" de Blois, 20 rue du commerce. La "Nouvelle République" du 20 octobre 2014 pose la question de la rupture du barrage. "Dans l'éventualité où le barrage d'Éguzon venait à rompre, un système d'alerte vient d'être mis en place pour assurer la sécurité de la population des 21 communes qui pourraient risquer " une inondation à cinétique rapide ". Des sirènes spécifiques ont été installées."
Eguzon-Chantôme (Indre) Le Barrage d'Eguzon, depuis la rive droite.. Barrage hydro-électrique sur la Creuse. L'inauguration du barrage a eu lieu le 5 juin 1926. Journal "Le Midi Socialiste" du dimanche 6 juin 1926: "Une œuvre cyclopéenne Châteauroux, 5 juin. - Ce matin a eu lieu la cérémonie de l'inauguration du barrage et de l'usine d'Eguzon, dans l'Indre. Il s'agissait de déclencher l'usine et de visiter les travaux gigantesques réalisés pour constituer une retenue d'eau, lac artificiel qui mesure environ 18 kilomètres de longueur, 1 kilomètre de large, et contient dans sa vasque environ 54 millions de mètres cubes d'eau apportée par la Creuse. C'est cette eau qui, canalisée, disciplinée, viendra en se libérant actionner les turbines de l'usine et en transformer en énergie électrique transportable à des centaines de kilomètres. Les travaux entrepris en 1921 par Hydro-électrique consistèrent dans la construction d'un barrage de 60 métres de hauteur et d'une usine de 40.000 kilowats de puissance, sur la Creuse. L'équipement de cette chute constitue le premier stade dans I'aménagement de l'énergie du massif central, dont la plus grande partie doit, être utilisés pour l'électrification des chemins de fer et I'alimentation de la région parisienne. Le barrage d'Eguzon est le plus haut barrage de France. Il a entraîné l'emploi de 210.000 mètres cubes de béton. Il est susceptible d'évacuer un débit de 2.000 mètres cubes. L'énergie produite par t'usine sera en annee moyenne, de 120 millions de kilowats-heure." La construction du barrage a nécessité l'apport de main-d'oeuvre étrangère : "D’autres types de chantiers comme celui du barrage d’Eguzon, projet d’électrification d’intérêt national ont nécessité la venue d’une main-d’oeuvre étrangère nombreuse. Ce chantier qui a débuté en 1916 s’est achevé en 1926. La cité créée alors pour loger les ouvriers rassemble jusqu’à 1 500 étrangers soit l'équivalent de la population d’Eguzon même, originaires d’Europe, d’Afrique et d’Asie. (Histoire et mémoire des immigrations en Région Centre - Rapport final mai 2008 - Coordination : Sylvie Aprile, Pierre Billion, Hélène Bertheleu) Le journal "le Dimanche-Illustré du 7 décembre 1930 (N°406) légendait une photo du barrage tout neuf : "Oeuvre de titans : le Barrage d'Eguzon. Le barrage d'Eguzon, dans la Creuse, est un des plus représentatif élément de l'énergie et du génie humain: construit en ciment armé, haut de 60 mètres, large de 55 mètres à sa base, il retient les eaux de la Creuse. " Le journal dévoilait la maquette d'un "train mû par une hélice comme un avion", oeuvre d'un ingénieur suisse qui espérait aini atteindre 300 km. à l'heure. L'appareil de TSF "radiociné" coûtait 1540 francs, mais il était possible de l'acheter pout 160 francs, et le reste en 12 mensualités de 110 francs. Garantie 1 an. On pouvait se procurer l'appareil dans la succursale "radiociné" de Blois, 20 rue du commerce. La "Nouvelle République" du 20 octobre 2014 pose la question de la rupture du barrage. "Dans l'éventualité où le barrage d'Éguzon venait à rompre, un système d'alerte vient d'être mis en place pour assurer la sécurité de la population des 21 communes qui pourraient risquer " une inondation à cinétique rapide ". Des sirènes spécifiques ont été installées."
Cuzion (Indre) Barrage hydroélectrique d'Eguzon-Cuzion (ou Eguzon-Chantôme) sur la Creuse depuis la rive droite. Les travaux débuteront en 1922 sur un projet initié en 1917. Dernier projet d'une série commencée en 1909 avec un barrage de 14 m, jusqu'à environ 60 m au final. Il s'agissait de faire face aux besoins électrique du réseau de chemin de fer entre Vierzon et Toulouse. Il s'agit d'un barrage-poids voûte. Mis en service en juin 1926, les 6 groupes de l’usine située au pied du barrage sont alimentés par la retenue de 57,3 hm³. La production annuelle est de 105 GWh,l'équivalent de la consommation annuelle d'une ville d'environ 40 000 habitants. La retenue d'eau forme le lac de Chambon.
Cuzion (Indre) Barrage hydroélectrique d'Eguzon-Cuzion (ou Eguzon-Chantôme) sur la Creuse. Les travaux débuteront en 1922 sur un projet initié en 1917. Dernier projet d'une série commencée en 1909 avec un barrage de 14 m, jusqu'à environ 60 m au final. Il s'agissait de faire face aux besoins électrique du réseau de chemin de fer entre Vierzon et Toulouse. Il s'agit d'un barrage-poids voûte. Mis en service en juin 1926, les 6 groupes de l’usine située au pied du barrage sont alimentés par la retenue de 57,3 hm³. La production annuelle est de 105 GWh,l'équivalent de la consommation annuelle d'une ville d'environ 40 000 habitants. La retenue d'eau forme le lac de Chambon.
Cuzion (Indre) Château de Bonnu. Le château de Bonnu faisait partie d'un système de défense qui longeait la Creuse. L'origine de l'édifice serait une tour à signaux qui servait de relais entre les forteresses de Crozant, Châteaubrun, la Prune au Pot, Éguzon. On sait très peu de chose sur les premiers propriétaires de cette petite forteresse édifiée aux XIIIe et XIVe siècles. A partir du XVe siècle, parmi les propriétaires, on trouve : En 1439, Marguerite Remironne qui est veuve de Guillaume Vincent, seigneur de Bonnu. En 1613, Françoise de Poyenne (Poïenne), veuve de Jean Ajasson, offre un bout de terrain pour que le curé fasse construire une chapelle à Bonnu. Jean et Françoise auront trois enfant, une fille et deux garçons. Le cadet, Henri Ajasson héritera de la seigneurie de Bonnu (Bonhus). En 1768, Charles de Maussabré. Au 17ème siècle, la forteresse est rendue "habitable", par le percement de nouvelles fenêtres, des toitures qui recouvrent les chemins de ronde, les fossés qui sont rétrécis et le pont-levis qui est remplacé par un pont dormant en pierres rendant l'accès plus facile. Le donjon est également réduit de hauteur. Aux XVIIIe et XIXe siècles, le château est une simple propriété agricole. En 1906, une famille lyonnaise, les époux Sérullaz, achète le château. Henri Sérullaz entreprend d'importants travaux sous la direction de l'architecte Trolliet : Les toitures et les planchers sont rénovés, les douves qui étaient devenues des jardins potagers sont recreusées et remises en eau. La tour nord est reconstruite. Les hourds qui équipaient le sommet du donjon sont enlevés et remplacés par un toit. Les travaux dureront une vingtaine d'années. La soeur d'Henri Sérullaz était l'épouse du poète Maurice Rollinat*. Son fils, artiste peintre et conservateur du musée du Louvre, continue à entretenir la propriété. En 2002, les héritiers décident de vendre le château. Un an plus tard, la famille Chappaz s'en porte acquéreur et entretient depuis les bâtiments et les jardins avec beaucoup de goût. Le poète Maurice Rollinat était le fils de l'avocat François Rollinat qui fut député de l'Indre à l'Assemblée Constituante de 1848 et ami de George Sand. Clerc de notaire à Châteauroux, puis à Orléans, il se monte à Paris en 1867, sur les conseils de George Sand. Maurice Rollinat qui jouait également du piano, se produisait régulièrement au célèbre cabaret parisien le "Chat Noir". Il y chantait ses poèmes (et ceux de Baudelaire), en musique. Le 19 janvier 1878, Maurice Rollinat épouse Marie Sérullaz à Lyon. Il a 32 ans et elle, 23. Après un voyage de noces en Italie, le couple s'installe à Lyon dans la famille de Marie. La vie de province ne tarde pas à ennuyer le poète, et il convainc sa femme de quitter Lyon pour Paris. Maurice, à Paris, reprendra ses habitudes noctambules. Il meurt à Ivry en 1903 et est inhumé dans le cimetière Saint-Denis de Châteauroux. En justice de paix. Recueil "Paysages et paysans" (1899). Maurice Rollinat (1846-1903) Le vieux, contre la fenêtre, Fauve, en train de ruminer, Soudain s'entend condamner Au profit de ses trois maîtres. Il semble alors que son œil lent, Ayant défalqué l'assistance, Demande au grand Christ du mur blanc Ce qu'il pense de la sentence. Et quand le juge lui dit, froid : « Qu'avez-vous à répondre ? — Moi ! — Grince le vieux, pâle, et qui tremble, — J' n'ai rien à vous répondr' du tout Si c' n'est qu' vous êt' quat' chiens ensemble Pour manger un malheureux loup ! » Voir : www.sites-valleedespeintres.com/page44.html